Études neurobiologiques

L’un des principaux intérêts du GMES est la compréhension des changements moléculaires et cellulaires qui se produisent dans le cerveau des individus qui deviennent déprimés et se suicident. Les études biologiques au GMES sont de nature translationnelle, c’est-à-dire qu’elles étudient, chez l’homme, les concepts et les résultats de la recherche fondamentale en neurosciences. Ces études sont réparties dans les 2 principaux domaines suivants :

Génétique moléculaire, génomique et épigénétique

Ces études portent principalement sur l’influence de la structure, de la fonction et de la régulation des gènes sur la dépression et le suicide. Elles visent à identifier les gènes et/ou les réseaux de gènes qui fonctionnent différemment dans le cerveau des personnes décédées par suicide par rapport à celui des personnes du groupe témoin. Elles cherchent ensuite à comprendre les mécanismes à l’origine de ces différences. Au cours des dernières années, le GMES a mené un grand nombre d’études de ce type. Nous menons également des études visant à comprendre comment l’environnement interagit avec le génome, entraînant une altération de la fonction des gènes. Ce domaine de recherche est particulièrement prometteur, car il est fréquent d’observer d’importants facteurs de stress environnementaux, tels qu’un passé marqué par des difficultés durant la petite enfance, chez les personnes décédées par suicide.

Chercheurs : Gustavo Turecki, Corina Nagy

Neuroanatomie cellulaire

On suppose actuellement que la dépression pourrait résulter de l’incapacité des circuits cérébraux à s’adapter aux variations de l’activité cérébrale. Afin de vérifier cette hypothèse, nous menons plusieurs projets visant à étudier les manifestations neuroanatomiques précises de cette plasticité altérée dans les cerveaux post mortem de personnes dépressives qui se sont suicidées. Ces études se concentrent sur les régions limbiques du cerveau, à savoir l’hippocampe, l’amygdale et le cortex cingulaire antérieur, qui sont bien connues pour leur implication dans le traitement des émotions.

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Fig. 1: Pyramidal neuron in the deep layers of the anterior cingulate cortex.Fig. 2: Astrocytes expressing glial cell line-derived neurotrophic factor (GDNF) in the amygdala.

Chercheur: Naguib Mechawar